Vie en groupe : Les moutons ont un instinct de groupe très fort. Ils ne supportent pas la solitude et le stress augmente drastiquement s'ils sont isolés. Il est nécessaire de les détenir en groupe (minimum 2, idéalement en troupeau de 4 à 8 ou plus). Le Nez Noir du Valais est sociable, adorable, affectueux, proche de l'homme... Mais il reste un mouton. Son besoin primaire est l'appartenance à un troupeau: il est grégaire. Nos moutons vivent ensemble, le bélier ne fait pas exception (nous l'équipons d'un tablier pour éviter les naissances toute l'année).
Pâturage et comportement alimentaire : Les moutons passent une partie de la journée à brouter. Ils ont besoin de pâturages diversifiés, préférant les jeunes herbes, et d'une grande quantité de fourrage. L'accès aux haies fourragères apporte une complémentation intéressante à leur métabolisme.
Rumination et repos : Après le pâturage, ils ont besoin de temps pour la rumination, de préférence au calme. Ils dorment peu (environ 3 à 5 heures au total par nuit, de manière fragmentée).
Espace et liberté de mouvement : les moutons n'aiment pas être confinés dans des espaces exigus. Bien qu'ils s'adaptent, ils ont besoin d'espace pour se mouvoir, courir et se comporter naturellement. Nous avons fait le choix de laisser vivre notre troupeau dehors toute l'année.
Hiérarchie et structure sociale : Les moutons forment des hiérarchies linéaires souvent menées par une femelle âgée. Ils ont des amitiés fortes et préfèrent rester avec leurs congénères familiers. Au chant des Campanules, c'est Blue(berry) qui assure cette fonction. Un mouton peut reconnaître 200 visages, y distinguer les émotions et mémoriser ces visages plusieurs années. Souriez...
Comportement de fuite et peur : En tant qu'animaux proies, ils sont craintifs et s'enfuient à l'approche de menaces (humains inconnus, chiens inconnus). Ils ont besoin d'un environnement prévisible sans stress excessif. La présence permanente de nos chiens de protection de troupeau contribue au calme du troupeau.
Recherche d'abri : Nos moutons vivent dehors toute l'année, en prairie, au soleil ou sous la pluie. Ils peuvent évidemment s'abriter et l'observation montre que seuls les jours de grosses pluies incessantes les voient se rassembler à la bergerie. Les averses ou la neige les voient dehors sans inquiétude. Il faut garder à l'esprit que le mouton a une température de confort de -8° à 23° et tout adorables soient-ils, ils ne sont pas en porcelaine.
Toison et toilettage : Avec sa laine qui pousse de manière continue (min 12cm en 6 mois!), la tonte n’est pas qu’une question d’esthétique, c’est un soin de santé vital. Nous pratiquons deux tontes par an. La tonte de mars-avril permet à la laine d’avoir suffisamment repoussé pour isoler le mouton de la chaleur de l’été. La tonte d’automne offre une protection suffisante contre le froid de l’hiver. Le partenariat avec un bon tondeur est précieux: le calme, la précision, le geste sûr et la patience sont une base non négociable. Nos moutons ont trouvé leur perle! La tonte est toujours un moment de vérité : elle permet de révéler l’état corporel réel de l’animal sous la laine et d'ajuster si nécessaire les soins à leur donner. Nous profitons des jours de tonte pour couper et vérifier les onglons, notre sol étant moins dur que celui de la montagne pour les user naturellement.
Lorsque tous les besoins éthologiques sont respectés, que les terrains sont bons, lorsque le stress est au plus bas, l'immunité naturelle du mouton doit déjà être satisfaisante. A certaines périodes de l'année, ou en cas de fatigue (fin de gestation, agnelage, allaitement) un soutien peut être intéressant. En complémentant nos moutons à ces moments précis par des seaux à lécher spécifiques et fabriqués maison, en utilisant des bolus de vitamines et oligo-éléments tous les 6 mois, nous soutenons l'organisme de notre mieux pour qu'il gère son équilibre et se défende sans avoir recours à des vaccins ou autres traitements de façon systématiques. En cas de besoin, notre premier réflexe est homéopathique.
C’est un point de vigilance absolue que tout propriétaire et vétérinaire doit connaître : le Nez Noir du Valais tolère très mal certaines molécules utilisées pour les anesthésies.
En raison de leur métabolisme, les risques de complications cardiaques ou respiratoires sont extrêmement élevés.
Notre conseil : Il faut toujours privilégier les anesthésies locales pour les interventions mineures et la castration. En cas de nécessité absolue d’une anesthésie générale, il est crucial de s’assurer que le protocole est strictement adapté à cette race spécifique. Une anesthésie classique peut leur être fatale.
Notre position: La méconnaissance des vétérinaires sur ce point, due à la rareté de la race sur notre territoire, nous a conduit à demander à notre vétérinaire d'assumer systématiquement toutes les castrations avant le départ des agneaux mâles
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